Depuis ce mois, les citoyens étrangers ont le droit d’acheter des titres d’Etat émis par le Ministère des finances ; la décision, approuvée par le Gouvernement, représente encore un pas vers la libéralisation du compte de capital, négociée par la Roumanie avec l’Union européenne.
Ainsi disparaît l’une des dernières restrictions imposées aux flux étrangers de capitaux sur le marché roumain, après la libéralisation presque intégrale du compte de capital ; au mois d’avril de cette année, les citoyens étrangers pourront faire des dépôts en lei. De plus, selon le calendrier prévu, la Banque Nationale de Roumanie éliminera jusqu’en septembre les restrictions imposées aux transactions avec des instruments monétaires.
Mais selon les analystes économiques, bien que les obligations roumaines semblent attirantes pour les investisseurs grâce à un excellent rendement, l’offre limitée et les craintes concernant l’inflation freinent encore les acheteurs potentiels. " Nous aimons bien ce que nous voyons en Roumanie, et nous voulons y investir, mais actuellement nous ne savons pas dans quoi... Du point de vue des rendements, c’est un marché très intéressant.", a remarqué Oliver Kaspner, manager du fond allemand d’investissement Deka Convergence Renten (quatre milliard d’euros d’actifs). Les spécialistes estiment que le changement de politique concernant les flux de capital encouragera la liquidité du marché, et aidera les investisseurs à anticiper l’évolution de l’économie.
Les dettes gouvernementales en monnaie nationale sont actuellement de 3,8 milliards de lei (1,3 milliards de dollars), l’équivalent à 1,4% du PIB.